"Autour de Tournus", le blog de Dominique Devez, plus ou moins connecté avec le site du même nom
(http://autourdetournus.free.fr)



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jeudi 14 mars 2013

Les étoilés de Tournus

Ainsi donc le tout nouveau guide Michelin (2013) vient de sortir, lequel consacre pas moins de 4 "étoilés" sur la seule ville de Tournus (même pas 7000 habitants tout de même !). Cela a même fait l'objet d'une mention spéciale sur les chaines télévisées nationales.


Ainsi, l'hôtel restaurant du Rempart avec Sylvain Gohier, chef du restaurant "Quartier Gourmand", et Le Meulien dirigé par Valéry Meulien viennent de rejoindre l'hôtel des Terasses dont le chef est Jean-Michel Carrette et le Restaurant Greuze où Yoann Chapuis a pris la relève de Jean Ducloux.

Pour notre part, nous n'avons pas eu l'opportunité de nous rendre au "Quartier Gourmand" mais la qualité du repas au "simple" bistrot de ce même hôtel restaurant laisse augurer de ce que cela doit être du côté de ce "Quartier Gourmand".

En revanche, notre arrivée à Tournus a, à quelques mois près, coincidé avec l'installation de Valéry Meulien sur la route des Alpes, au sortir de Tournus. Nous y sommes descendus une première fois pour un déjeuner sans prétention et avons été immédiatement séduit. Depuis, les années ont passé et nous n'avons jamais été déçus. Les saveurs, l'originalité des mélanges, et le soin apporté à chacun des plats ont fait de cette adresse, jusque là très abordable (mais cela va durer, n'est-ce-pas) l'endroit où l'on peut emmener des amis les yeux fermés sans craindre de faire fausse route.

Enfin, pour refermer cette parenthèse un peu personnelle, je voudrais souligner la qualité des tables de Tournus, et autour de Tournus aussi, qui, pour beaucoup n'ont absolument pas besoin d'une étoile pour vous faire apprécier toute la richesse de la gastronomie bourguignone.

Dominique Devez



mercredi 30 mai 2012

Rando cyclo : Tournus / Tournus via le Vercors

Voici deux ans nous avions fait une première rando cyclo (700 km en autonomie) au départ de Tournus. Le cap avait été mis sur le Jura. C'était en mai. Nous nous en souvenons très bien : à l'époque des Saints de Glace : froid assuré avec une bise du nord ; beaucoup de gris et très peu de soleil.  (un récit complet et illustré).

Nous devions réitérer l'an dernier en mettant cap sur le Vercors, mais, une entorse en a voulu autrement.

Ca n'a donc été que partie remise.  Nous voilà maintenant rentré de ce petit périple il y a dix jours, avec pleins de souvenirs dans la tête et un bon échantillon de photos.


Les étapes :

Tournus - Charlieu - Saint-Galmier - Mercurol - Bourdeaux - Die - Pont-en-Royans - Montagnieu - Neuville - Tournus

cliquer sur la carte pour agrandir


Quelques temps forts :

D'abord la découverte (ou redécouverte) de quelques sites touristiques comme :

- Charlieu, qui bien que peu connu offre son abbaye, ses maisons à colombages...

 
Pérouges, remarquable témoin du moyen-âge, et immanquable pôle d'attraction pour les lyonnais semble t-il (au vu notamment de l'affluence le week-end) pour ce village situé à quelques encablures de Lyon.




- Pont-en-Royans, remarquable bourgade au sortir du Vercors.







Quelques imprévus sur l'itinéraire : nous avons fait notre tracé avec IGN rando, cartes au 1/100000 ème sur  lesquelles on a assez vite fait de se perdre sur des routes très très secondaires ...étant entendu que toute "route rouge" est d'autorité écartée par nos soins, au profit souvent des "petites blanches".  Bien sûr cela n'est pas sans conséquence sur la qualité des routes parfois, mais aussi sur la difficulté à trouver la bon chemin vicinal (au passage : super cette sonnette boussole sur le vélo : avec ça, faute de panneaux, on voit tout de suite si la direction prise est douteuse).

Excès d'optimisme sur la praticabilité de l'itinéraire

Décidément : cette fois ce sont des travaux...  (à Pont-de-Barret)

Le Vercors qui déjà s'annonce.  Oh là là, ça risque de faire mal ce truc là !




Mais avant : le pays de Bourdeaux.  Vous ne connaissez pas sans doute.  Mais qui connaît d'ailleurs !  Et pourtant le charme ne manque pas.  Pas dur à situer pourtant : vous regardez au sud du Vercors et vous y êtes.  Un petit coup de cœur perso pour le village de Pont-de-Barret, et pour Bourdeaux bien sûr.  Allez donc traîner par là-bas : possibilités de rando assurées et des coins sauvages qui pourraient vous faire oublier la civilisation.

Pont-de-Barret

Pont-de-Barret

Bourdeaux

Bourdeaux

Bourdeaux

Enfin quelques cols : le col du Rousset était le plus marquant bien sûr (avec cette route en lacet, ça a vraiment tout du col de montagne).  Mais en avant goût la veille nous avions eu quelques hors-d'œuvres dont le col de Pennes (600 mètres à grimper sur 7 km tout de même ; petite route où la circulation ne risque pas d'importuner !)




Et il ne faut pas oublier non plus le Vercors à part entière : les Grands Goulets (dommage la route encaissée se jouant de la montagne par plusieurs tunnels exigus n'est plus ouverte à la circulation) et les gorges de la Bourne.

Les Grands Goulets

Les gorges de la Bourne

Les gorges de la Bourne

Les gorges de la Bourne

Une autre halte pittoresque sur le retour à Vonnas.  Curieux ce village aux portes de la Bresse, terre d'élection des "Blanc", chefs de mère et père en fils.  Dès les premières heures du matin on voit défiler entre les bâtiments des hommes vêtus de blanc, ou de noir et blanc, ...intense activité où, dans le calme malgré tout, on sent déjà que l'on s'affaire deci delà pour soigner au mieux la clientèle hôtelière et préparer quelques déjeuners haut de gamme.
Curieux : Nicole n'a pas retenu l'hôtel 5 étoiles pour une de nos étapes !

La "fabrique de limonade" de Vonnas  (Bistrot au décor rétro en mémoire de l'auberge - ex-fabrique de limonade - ouverte par la famille Blanc à la fin du 19es.)


Et à propos de nos étapes, comment ne pas oublier les accueil remarquables de nos différentes chambres d'hôte :
- Charlieu / "Le Clos de Sornin" (04.77.60.34.70) : un bien agréable souvenir de ces confitures maison aux mélanges subtils
- Bourdeaux / "La Tulipe Sauvage" (04 75 07 44 60) : une chambre qui ressemblerait presque à une suite de luxe, et un dîner bien appréciable avec cette viande dont il suffit d'écouter les préparatifs pour avoir les papilles émoustillées
- Montagnieu (au sud de la Tour du Pin), 132 chemin des Enselmes (06 80 98 27 04) : maison plus moderne mais non moins confortable.  Un saumon à fondre dans la bouche et l'inévitable gratin dauphinois
- Neuville-les-Dames (avant ce fameux Vonnas) (04 74 55 65 24) : une authentique halte à la ferme avec la volaille au menu.

A leur manière elles ont toutes eu leur charme. Il n'en suffirait pas plus pour adorer la randonnée.  Sympathiques haltes après une journée d'effort.

Quelques haltes à l'hôtel n'ont pas été en reste non plus nous permettant d'ailleurs de conjuguer les ravioles (la spécialité de Romans / Vercors) sous ses formes les plus variées (en salade, à la crème...).


Et combien d'autres souvenirs encore...

Les pavés de Saint-Galmier

Saint-Didier-sous-Riverie (Monts du Lyonnais)

Chemins buissonniers dans la vallée du Rhône

Maison dauphinoise

et l'inévitable retour à Tournus !

mercredi 25 janvier 2012

La nuit, tous les ciels sont gris : Tournus

La nuit, tous les ciels sont gris  ...je veux dire noirs !

Tout cela pour dire que la météo n'est plus vraiment déterminante. Qu'importe si le ciel est désespérément gris, et  le plafond bas.  Avec un peu de chance l'abbaye est épargnée et les photos sont possibles sans qu'on ne doute que les conditions météorologiques ne sont pas favorables à cet exercice.

J'en viens au fait : maintenant que je suis doté d'un pied photo (petite bête formidable car pas trop lourde, pas trop encombrante - tout est relatif - mais suffisamment robuste), il eût été dommage de ne pas l'étrenner sur la remarquable abbaye Saint-Philibert de Tournus.

 

En plus, en ce soir là, la Saône a eu la bonne idée de monter quelque peu, ajoutant quelques reflets supplémentaires et bienvenus.

dimanche 14 août 2011

A l'occasion des nocturnes à l'abbaye de Tournus

Quelques photos...




 



Tournus : cheminée, lavoir et sept fontaines

Sur le site autourdetournus, je posais la question suivante sur cette cheminée que l'on trouve sur la route de Plottes : "Mais que fait donc cette cheminée en pleine rue, à Tournus ?"


Les informations dont je dispose maintenant se recoupent (merci pour les contributions apportées) Aussi je peux apporter une première réponse : Il s'agit de la cheminée du lavoir des Sept Fontaines. Elle permettait aux lavandières de disposer d'eau chaude.

En fait, aux Sept Fontaines se rassemblaient 7 sources ou ruisseaux, dont le bief Potet. Un jour de gros orage, mais très gros orage même, c'est un torrent dévastateur qui est passé par là avant de rejoindre la Saône en s'engouffrant dans le passage Cadot. Les dégâts ont été considérables, y compris sur le lavoir.

Sensiblement conjointement, il a fallu trouver un passage pour la toute nouvelle route de Plottes (...toute nouvelle : tout est relatif car c'était dans les années 50). Ainsi ce passage s'est trouvé coincider avec le lavoir et l'unique survivance de celui-ci de se retrouver en bordure de trottoir.  ...cette cheminée insolite donc !


Mais mes interrogations se déportent quelque peu maintenant. Elles sont désormais à propos des sept fontaines et du bief Potet. De ces sept fontaines on en trouve encore trace au bas de la poste (du ce quartier du même nom : Sept Fontaines). On sait que le bief a ensuite été recouvert, notamment dans l'impasse du bief Potet ou, d'antan, le ru s'écoulait  dans l'étroitesse de ce passage.


L'impasse du bief Potet où coulait le bief Potet (aujourd'hui recouvert)

On sait aussi que ce cours d''eau (euphémisme si l'on regarde la photo qui suit) sort désormais sous le pont de Tournus. Mais le filet d'eau y est si dérisoire qu'on peut se demander ce qu'il est vraiment advenu de nos 7 fontaines. ...de même que l'on peut se demander ce qu'il adviendrait si un gros mais très gros orage venait a passer de nouveau ?
Enfin, on peut penser que la situation est maitrisée...

Le Bief Potet qui va se jeter (euphémisme !) dans la Saône


Bien sûr je vous invite a réagir si les éléments que j'apporte ici vous semblent encore mériter précisions, ou rectifications même.

dimanche 24 juillet 2011

L'histoire de Tournus un jour sur autourdetournus

Je viens de lire avec beaucoup d'intérêt  la publication faite en 1963 par Paul Robin dans le bulletin de la Société des Amis des Arts et des Sciences de Tournus : "quelques souvenirs sur Tournus en 1900".
J'en conseille bien sûr la lecture à quiconque s'interesserait au passé de Tournus et à la façon dont on y vivait au début du siècle dernier.

Ma lecture s'inscrit bien sûr dans le chantier que je viens d'ouvrir pour un jour apporter sur "autourdetournus" un petit parfum de ce que fut son passé.  Mais on va être prudent sur les délais : cela ne devrait être que pour l'année 2012, histoire de collecter les informations et surtout de les recouper du mieux possible afin de livrer quelque chose de pertinent. A suivre...

Dans l'attente un petit aperçu de choses qui ont compté pour les Tournusiens : son pont, et son tacot.  A suivre...

Tournus, la place Carnot

Je ne peux résister à publier cette photo d'antan de la place Carnot (photo extraite du livre "Tournus et ses environs" de Monique Monnot - éditions Alan Sutton).
Ca avait l'air sympa, non ?


Pour mémoire, :la place Carnot de Tournus, anciennement place Saint-André (et aussi temporairement nommée place Napoléon), occupe l’emplacement de l’ancienne église Saint-André (XIIe siècle, laquelle n’existe plus du tout). Ceci explique qu’au début du XX e siècle on y a trouvé des ossements issus des tombes. .


En 1825, elle fut mise en valeur avec des bancs, des tilleuls et une fontaine municipale.
C’est en 1894 qu’elle prit le nom de place Carnot.
En 1929 un kiosque à musique y fut implanté, lequel a maintenant pris le chemin de l’esplanade Gemersheim.

Aujourd’hui elle n’est plus ouverte à la criculation. Elle accueille encore une partie du marché le samedi matin. Les restes d’une fontaine (qui n’est plus celle d’origine) y sont encore présents, mais l’eau n’y coule plus.  Dommage !

dimanche 12 décembre 2010

Elle monte, elle monte, la Saône...

Le 10 décembre...


De la neige aux lumières

En ce mercredi je quittais le boulot à midi. Il commençait à neiger à peine. Sur le "périf" ça s'est sérieusement précipité. Rapidement le revêtement se transformant en bouillie neigeuse et les délais annoncés grimpaient plus vite que l'on avançait ! Dans la montée de Boissy-Saint-Léger la circulation restait dense et je fus contraint à quelques démarrages en côte déjà incertains !

Mais le projet ne se résumait pas à rentrer du boulot. Une seconde étape devait nous emmener à Tournus. Une des solutions était d'attendre le lendemain, mais avec des risques de verglas accrus alors. Une autre solution était de partir de suite en misant sur le fait que les basses températures étaient au nord !
La neige nous a tenu encore jusqu'aux environs d'Auxerre. Une halte sur une aire de repos nous a néanmoins  fait mesurer tout le "charme" de ces conditions météo. Il ne neigeait plus vraiment mais il y avait une bise bien fraîche mêlée d'une sorte de grésil. Brrrrr !  (et je ne suis pas frileux pourtant...)
Plus loin la pluie a remplacé la neige. Elle était souvent soudaine et généreuse.
A 19h nous étions à Tournus. Température de 12 degrés. J'y croyais pas !  Il devenait anachronique alors d'entendre la radio nous rapporter la situation parisienne, et les blocages inextricables des routes là où étions passés quelques heures plus tôt à peine.

Il nous restait alors la troisième mi-temps. C'était la fête des lumières à Tournus. Autant dire qu'au vu de la météo encore très capricieuse et pluvieuse nous nous attendions à un flop. Et bien pas du tout !  Tout le long de la rue principale les stands se succédaient avec à chacun de nombreux visiteurs. Je n'ai certes pas l'expérience de la préfecture, ni celles des syndicats, en matière de comptage. Toutefois je me hasarderais volontiers à dire qu'il a pu y avoir là plus de visiteurs que la ville ne compte d'habitants. C'est dire le succès pour un soir pluvieux de semaine. Les associations et commerçants avaient chacun leur stand proposant pour le dîner en plein air bien plus de choix que nos estomacs ne pouvaient envisager. Quel dommage il fallait se déterminer entre : le sauté de dinde, les huitres, les charcuteries, la saucisse de Morteau, le saucisson chaud, les escargots, l'andouillette, la tartiflette, les pâtisseries "maison", gaufres, crêpes, marrons ...et j'en oublie bien sûr.  Quel dynamisme !  Bravo !