"Autour de Tournus", le blog de Dominique Devez, plus ou moins connecté avec le site du même nom
(http://autourdetournus.free.fr)



lundi 28 juin 2010

Samedi bressan ; les sarrasines...

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Pour nous, c'était journée bressanne samedi.

Romenay d'abord. Cela faisait quelques temps qu'on se disait : "il faudra revenir ici". Le village est attractif, plutôt attachant même. Anciennement fortifié il nous offre de belles maisons, un petit côté tranquille et bien plaisant aussi. Un jour il pourrait bien y avoir une page "Romenay" sur le site "autourdetournus", …sans doute le temps d'en savoir un peu plus sur le village…


En mai 2010, le musée du terroir s'est déplacé du centre du bourg vers une ferme elle-même intégrée au village. C'était bien sûr l'occasion de faire la visite de cette "ferme du Champ Bressan" : vieux matériels agricoles, mobilier et habitat bressan sont au menu, …mais progressivement aussi : un retour vers 1937 (exposition internationale de Paris où les Romenayous ont fait découvrir leur destin – événement qui fait un peu le thème du musée). Faites halte à cette ferme du Champ Bressan. C'est très divertissant sans demander beaucoup de temps…


Au programme de la journée il y avait aussi les sarrasines. Ces cheminées bien originales, toutes différentes, dont on ne sait pas la réelle origine. Au nombre d'une trentaine encore (naguère il y en avait paraît-il des milliers !) on peut espérer qu'elles le resteront désormais. Certaines sont bien visibles et leurs propriétaires heureux de les faire découvrir, quand bien même ils n'en font pas eux même un musée comme à Montalibord ; d'autres malheureusement semblent plus jalousement gardées au point que l'on peut se demander si tout n'est pas fait pour qu'elles échappent au regard (dommage car, bien que privées, elles sont aussi patrimoine).
Immanquablement, il y aura aussi une page "cheminée sarrasine" sur "autourdetournus".





Enfin, nous avons apprécié de nouveau ce maillage de routes de campagnes où on a plaisir à se perdre un peu (à condition bien sûr d'avoir l'esprit à cela). Pour sûr, on reviendra, à vélo, mais avec une carte précise (c'est nécessaire pour ne pas piloter à vue avec une "Michelin" qui ne connait pas ce réseau de routes).

En savoir plus sur Montalibord (cette ferme propose aussi chambre d'hôte et gîte rural)


jeudi 17 juin 2010

La Bourgogne existe t-elle encore ?

Ceux qui suivent un peu l'activité de ce blog et du site "autourdetournus" seront peut-être un peu inquiets.  C'est qu'il y a eu peu de messages sur Tournus ces dernières semaines, et peu de mises à jour également sur le site.
Ainsi va la vie en effet. On ne peut être partout à la fois et les activités ne peuvent perpétuellement se focaliser dans la même direction.
Mais que l'on se rassure, la page n'est pas tournée. On reparlera de Tournus et le site "autourdetournus" continuera à s'enrichir même si le rythme pourra être moins effréné que pour sa mise en route. Qui veut aller loin doit ménager sa monture...

Ainsi donc je suis cinglé

Ainsi donc je suis cinglé, « Cinglé du Ventoux », comme on nomme officiellement ces gars qui, dans une même journée, prétendent en faire l’ascension par ses 3 routes d’accès.

Ah au départ c’est facile : Ca se décide dans un fauteuil, au cœur de l’hiver …Mais les mois passent et un jour où on se retrouve au pied du mur, réalisant toute l’ampleur de la tâche à venir. Bon sang, le Ventoux c’est déjà un monstre à lui tout seul, mais 3 fois… Quelle mouche m’a piqué donc ? Ah oui, il faut déjà être bien cinglé pour décider des trucs pareils !

Au fil des jours on se trouve à la fois anxieux de vivre un calvaire assez prévisible, et impatient d’en découdre, de savoir comment on va arriver à gérer cette affaire. Diable !

Finalement ma première montée (côté Bédoin) est passée comme lettre à la poste (O divine surprise). Dans la seconde (côté Malaucène) j’avoue ne pas avoir trop aimé le raidillon interminable à mi-hauteur (là, au vu de la résistance sous la pédale, on comprend mieux pourquoi le compteur allait chatouiller les 80 km/h sur la descente de cette portion). Enfin la pédalée fut une peu moins alerte sur la troisième grimpette (côté Sault). Mais finalement il n’y a pas eu calvaire, pas même l’envie secrète de jeter le vélo dans le fossé. Mieux même il y a eu le feu d’artifice final avec l’ultime et savoureuse descente sur Bédoin : véritable récompense s’il en fallut une !



Mais je manquerais à mon devoir ici si je ne rendais pas hommage à celui qui a réveillé en moi la curiosité de me mesurer sur ce géant de Provence. Luc, en te lançant ce défi avec succès l’an dernier, tu as démontré qu’il n’était pas nécessaire d’avoir tous les atouts gagnants pour réaliser de bien belles choses. Avec ton courage, ta volonté et ténacité tu as forcé mon admiration, …tout comme tu l’as fait encore sur ce Tour de Corse que nous venons de faire ensemble. Assurément, je te souhaite de garder ce cap le plus longtemps possible.

- Le récit réalisé pour le Cyclo-Club de Combs-la-Ville

- En savoir plus sur les Cinglés du Ventoux
- "Chez Monique" : une chambre d'hôte à ne pas manquer à Bédoin (accueil bien sympa ...comme la table d'hôte !)

Serais-je transparent ?

Alors comme ça, je dois être transparent

C’était à Sartène (Corse-du-Sud), lors de la seconde étape de notre Tour de Corse à vélo. Je venais de visiter la ville et allais tourner à gauche pour prendre le pont. A ma gauche un papy arrivait tranquillement pour prendre en face. Il me devait la priorité. Rien ne m’avait laissé percevoir qu’il allait passer outre. Mais m’a-t-il vu au moins ? En effet, il y a eu choc, à l’arrière du vélo (…mon salut sans doute car, ainsi, seul le vélo a été touché tandis que je chutais en dehors de la trajectoire du véhicule). J’en ai été quitte pour un gros bobo au coude et un traumatisme à la hanche. Le vélo, en revanche, n’en a pas réchappé : hauban tordu. Suffisant pour le fragiliser assez définitvement. Inutile donc de songer à remonter dessus, ni même à le réutiliser un jour sauf à refaire le cadre

Ma chance a été que le vélo de Michel était disponible, ce qui m’a permis de poursuivre ma route sur celui-ci. Mais celui-ci n’était pas vraiment à ma taille. Dommage, cela aurait été plus cool pour moi ! Alors non Michel, je ne suis pas acheteur pour le futur !

Mais les frayeurs ne se sont pas arrêtées là. Combien de véhicules nous ont doublé sans respecter la distance de sécurité jusqu’à ce semi qui à l’entrée de Bastia s’est prématurément rabattu sur moi me serrant contre une haie de laurier haute de 3 mètres (mieux vaut monter sur le cyclo plutôt que sur le terre-plein central !).

La Corse est belle certes, mais un peu dangereuse tout de même pour nous autres à deux roues.

dimanche 16 mai 2010

J'ai ressorti mon "vieux" randocycle

Au programme : une rando vélo itinérante ; boucle de 700 km en 7 jours au départ de Tournus ; direction le Jura.

Mais voilà : Nicole, qui a pris goût à son Bernard Hinault (je parle de sa monture bien sûr !) a joliment constaté que celui ne supportait pas les porte-bagages. Du coup, question bagages, c'est moi qui m'y suis collé, histoire de me donner un handicap compensant nos différences physiques (ben tiens !).
J'ai donc ressorti cette vieille connaissance : ce "Randoncycle" spécial cyclocamping qui, tout nu, pèse déjà 15 kg (juste le double du vélo que se paye tout cyclo qui a un peu envie de se faire plaisir au mépris du porte-monnaie). En y ajoutant sacoche de guidon, d'autres sacoches avants et arrières, on obtient ainsi quelque chose d'un gabarit voisin de la moto, ...sauf qu'il manque le moteur bien sûr.  ...encore que, en la matière, il paraît que bibi peut faire l'affaire..
Ca ne fait rien, cela m'a fait un sérieux retour aux sources, comme d'un autre monde avec : les manettes de dérailleurs encore au niveau du cadre ; une roue libre de 7 vitesses (et non 10 comme on trouve maintenant), et encore la septième était inutilisable la chaîne venant se coincer contre un cadre trop étriqué ; sans compter l'absence de cales-pied (mais là je suis bien responsable car j'avais oublié de redescendre à Tournus les chaussures à cale qui étaient revenues détrempées de la dernière sortie vélo !).



Ajoutons donc à cela tout l'attirail des bagages et on obtient un engin peu avenant à manoeuvrer. Mais, conduire un truc comme ça, c'est un peu comme le vélo : ça ne s'oublie pas ; on retrouve vite les sensations, et un confort presque.  Etonnant je l'avoue. En plus toutes ces sacoches, ça a vraiment un côté pratique. On a l'impression qu'il y a toujours une place pour ajouter quelque chose ...jusqu'à ces Paris-Brest qui après une vingtaine de kilomètres, n'ont pas même été chahutés, pas plus qu'il n'ont été mouillés par la pluie ! (ça, je le mentionne pour mes amis cyclos qui n'en loupent jamais une pour me prendre en photo en train de dévorer un gâteau - carburant comme un autre pourtant !).

Ainsi donc commençait notre petit périple qui finalement a surtout eu un défaut : celui de prendre place au moment des Saints de glace (une autre affaire dont je pourrais bien reparler...)

Anyway, before I finish, I just want to deliver a personnal message : Victoria, I have been a bit kind with you : I have put a Mary Higgins Clark book (all in english), in my luggage. I have not finished it and I still wonder where is Mack, but I hope you will forgive me if I do not find the necessary time for my english homeworks.

lundi 3 mai 2010

Saint Eutrope et l'Alchimie du Livre

La municipalité de Tournus a décidé de se tourner résolument vers les Métiers d'Art. Dans son dernier bulletin d'avril, elle nous a annoncé l'ouverture de deux nouvelles enseignes.

Je me souviens de cette journée neigeuse où je fus surpris de trouver une porte ouverte sur de bien belles choses : la galerie Saint Eutrope. Elle se cache derrière l'abbaye mais il faut faire le détour.  Je parie d'aileurs que tout un chacun y trouvera au moins une carte postale qui le fera craquer.

L'Alchimie du Livre, je l'ai découverte incidemment ce week-end, au Village du Livre de Cuisery. Avec le maître des lieux nous avons engagé la conversation sans même que je réalise immédiatement que cette enseigne était bel et bien liée à celle annoncée sur Tournus. Au delà des livres même, j'ai senti un réel enthousiasme pour cette nouvelle aventure tournusienne.

Quoiqu'il en soit, je trouve ça bien sympa de découvrir sur Tournus de nouvelles enseignes comme celles-ci. J'espère que le succès sera à la hauteur de leur audace, celle de tourner une page avec toutes les inconnues qui vont inévitablement avec.  Et j'espère bien sûr également que la ville réussira son pari de développer un nouvel élan sur cette voie des Métiers d'Art où elle avait déjà un pied.

Le charme de nos villes ; quel dommage...


Quand une ville possède quelques joyaux comme ci-contre, comment ne pas regretter qu'on n'ait pas pu trouver mieux pour capter la télé !

...et comment ne pas résister à tricher en jouant avec les pixels comme ci-dessous..











Il y a bien là de quoi réfléchir, non ?....


Enfin, gageons qu'un jour on saura mieux préserver ce que nous avons.



(photo : Chalon-sur-Saône)